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Injustice économique mondiale : que valent les comparaisons d’OXFAM ?

Si l’ONG OXFAM a raison de regretter le faible taux d’imposition des principales multinationales mondiales, comparer la richesse des 25 milliardaires les plus riches de la planète aux milliards de misérables qui peuplent la Terre n’a pas grand sens. Car ces fortunes sont essentiellement investies par des entrepreneurs dans leur propre entreprise. Et on ne peut pas créer des richesses sans les riches.

 

 En marge du sommet économique de Davos vers lequel Charles Michel s’est envolé (au contraire d’Emmanuel Macron en pleine crise des gilets jaunes), OXFAM a publié l’étendue de la richesse des 26 principaux milliardaires de la planète. Celle-ci aurait progressé encore de 2,5 milliards par an (+12%). La moitié de la population la plus pauvre a vu, elle, sa fortune fondre de 3,8 milliards pendant le même laps de temps (-11%). OXFAM se plaint que ces grandes fortunes paient de moins en moins d’impôt (de 62% dans les années 1970 à à peine 38% en 2013). Les multinationales paient également de moins en moins d’impôt (de 49% en 1981 à 26% en 2015).

« Une taxation supplémentaire de 0,5% sur la fortune d'1% des plus riches pourrait pourtant rapporter annuellement les montants nécessaires au financement de l'enseignement de 262 millions d'enfants qui n'ont pas accès à l'école à ce jour et à financer les soins de santé qui pourraient éviter la mort de plus de trois millions de personnes », écrit l'ONG dans son rapport, censé culpabiliser les plus puissants de la planète réunis à Davos, en Suisse.

 

OXFAM oublie que les principales fortunes qu’elles citent (Bezos, Zuckerberg…) ont été faites à vitesse record dans la nouvelle économie digitale. Le patron de Facebook, pour ne prendre qu’un exemple, doit sa fortune à ses parts dans la société qu’il a créée, Facebook. Il ne possède pas un tas d’or dans sa cheminée qu’il pourrait redistribuer.

 

Les GAFAM paient certes trop peu d’impôt mais concourent à l’innovation notamment en intelligence artificielle et dans la recherche médicale y compris le transhumanisme.

 

OXFAM omet également le mécénat et les nombreuses fondations créées par les milliardaires américains. Bill Gates, au sein de sa Fondation Melinda & Bill Gates a investi l’essentiel de sa fortune dans l’aide à l’Afrique. Warren Buffet, longtemps l'homme le plus riche du monde, y a également mis du sien.

 

Depuis 1980, près de 500 millions de gens sortent chaque décennie de la pauvreté grâce à la mondialisation économique portée par les multinationales dont l’efficacité n’est plus à démontrer.

 

Enfin, si ces milliardaires n’existaient pas, le problème de la faim dans le monde ne serait pas ipso facto résolu.

 

OXFAM devrait mettre dans la balance le rapport coût/bénéfice de l’ensemble des milliardaires qu’elle dénonce et se poser la question : sans les riches, qui donc créerait de la richesse ? Sûrement pas OXFAM...

image Rédaction InfoBelge

RÉDACTION INFOBELGE
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