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Belgique

Grève générale : les syndicats bloquent le pays au détriment de l'intérêt des Belges et des entreprises

Ce mercredi, nous subirons une nouvelle grève générale. C'est le branle-bas de combat dans les états-majors syndicaux. Mercredi sera donc en Belgique jour chômé, par la volonté des délégations de travailleurs à ce point mécontents de leur sort qu'ils ne savent plus très bien eux-mêmes pour qui ni pour quoi ils vont aller manifester. L'emploi ? Les congés ? Le salaire ? La semaine de 4 jours ? La flexibilité ? La retraite ? Le climat ? Allez savoir...Les raisons en sont incompréhensibles. Nous avons un gouvernement en affaires courantes qui ne peut prendre aucune décision importante. Les syndicats s'en fichent : ils veulent faire une "démonstration de force", faire perdre de l'argent aux entreprises et embêter un maximum de monde. 

Nous nous interrogerons sur la finalité de ce mouvement intervenant alors qu'il n'y a plus de gouvernement depuis des semaines et qu'il n'y en aura pas avant longtemps. Mais puisqu'il faut bien descendre dans la rue, allons y gaiement, à l'image de ces étudiants brosseurs bien partis pour imiter leurs aînés dans ce pays où l'art de la grève règne en maître, plus particulièrement en Wallonie où, au premier ressac économique venu, les entreprises encore rentables s'empresseront de baisser le rideau et de délocaliser leurs activités avec la ferme intention de ne plus jamais se risquer à y effectuer le moindre investissement.
Au soir de ce grand barnum, chacun exhibera comme un nouveau trophée son bulletin de victoire en revendiquant une "mobilisation massive" et un "signal fort" adressé au monde politique. En une journée, des dizaines de millions seront partis en fumée, que nul ne récupérera jamais ni les grévistes ni, encore moins, les patrons exposés de plein fouet aux dérives de revendications de moins en moins soutenables dans un environnement, mondialisation oblige, de plus en plus en plus concurrentiel et doublement plombé par la menace d'une prochaine crise financière et d'une nouvelle récession économique.
Manifestez donc, braves gens, tant qu'il est encore temps. Car hélas, celles et ceux qui vous promettent aujourd'hui monts et merveilles devront, comme tous les autres avant eux, ravaler leur salive et reprendre d'une main ce qu'ils auront redistribué de l'autre. Avec, au passage, quelques taxes et impôts supplémentaires...

Il est urgent de limiter le pouvoir excessif des syndicats et, à côté du droit de grève, les doter de la personnalité juridique et instaurer le droit de travailler et de se rendre à son travail.


INFOBELGE