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Belgique

Les Francophones trop pauvres pour le confédéralisme

Dans un scénario de confédéralisme dur, les Francophones perdraient pas moins de 8 milliards de transferts de sécurité sociale. Sans transfert nord-sud persistant, Wallonie et Bruxelles seraient en faillite, affirme l’hebdomadaire économique flamand Trends (14/02/2019).

La capacité fiscale des trois Régions en effet très variable : La Flandre verse 34,75 milliards d’euros sur 54,3 milliards au titre de l’impôt des personnes physiques, contre 15,2 et 4,35 respectivement pour la Wallonie et Bruxelles. A l’ISOC, la Flandre verse 10,7 milliards sur 18,4, la Wallonie 4,2 et Bruxelles 3,5.

Il n’y a que la TVA qui avantage Bruxelles qui en verse 20% du total parce qu’elle abrite une grande partie des sièges sociaux d’entreprises.

Si la moyenne belge en impôt et cotisation sociale est de 100, la Flandre se situe à 108,8, la Wallonie à 89,8 et Bruxelles à 83%. L’évolution est d’ailleurs catastrophique pour la capitale puisqu’en 1995, elle versait encore 100,4. La Wallonie, elle, stagne et la Flandre était seulement à 105,8 en 1995.

En 2034, les mécanismes de solidarité s’arrêteront complètement, confédéralisme ou pas.

En échange d’une transparence totale en matière de transfert (qu’on évalue à 4 euros par jour et par Flamand), la Flandre pourrait accepter de continuer à verser une obole aux deux autres Régions pendant plusieurs décennies.

Mais il resterait à partager entre les entités fédérées la dette publique (plus de 100% du PIB) relative à toutes les compétences défédéralisées. Deux possibilités : sur base de la population ou sur base du PIB régional.

Bref, les Francophones sont trop pauvres pour divorcer ou même envisager une séparation de corps...
image Rédaction InfoBelge

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