Logo infobelge
Newsletter

 

Opinion

A Verviers, la neutralité bafouée, le fascisme porté aux nues

Revenons sur les événements fâcheux de la semaine dernière : l’intervention avortée de Théo Francken à Verviers. Lors d’une émission dominicale, nous avons entendu la Bourgmestre de Verviers dire qu’elle aurait eu raison de se positionner lors de la manifestation contre la venue de Théo Francken du côté des manifestants. Faisant appel à un des cabinets les plus préformant du Royaume (sic), elle nous explique que la loi légitimerait sa position.
La loi, bien qu’elle autorise stricto-sensu qu’un Bourgmestre manifeste, elle laisse donc libre ce dernier d’exercer ou non ce droit.
Cette liberté, que personne ne voudrait voir bafouée, appelle cependant à un jugement moral de l’acte que l’on pose.
La question complexe étant de savoir s’il est moralement acceptable qu’un Bourgmestre aille d’un côté ou de l’autre lors de ce qui ressemble plus à une bataille rangée qu’à une manifestation.
Ainsi sa présence, si l’on fait un peu de téléologie n’a à aucun moment pour finalité de faciliter l’accès de Théo Francken à cette salle où il aurait dû s’exprimer. Tout du contraire elle va même jusqu’à amoindrir les citoyens ayant une opinion différente de la sienne.
Il est vrai que dès lors que l’on qualifie les gens de l’autre camp de « connards » il est difficile de croire à la neutralité.
Cette neutralité étant bafouée. Peut-être peut-on se consoler en se disant qu’elle l’a été pour servir un intérêt électoraliste, une consolation bien faible en regard du préjudice.
Les fascistes quand ils ne sont pas d’accord avec ce que l’on pense useraient de violence pour faire taire quiconque oserait prendre la parole. N’est-ce pas cela que nous avons vu ?
Grâce à une pirouette permise par l’aspect monolithique de la pensée de gauche et d’extrême-gauche, on ne saurait être un fasciste quand on fait taire un homme comme lui.
Les faits sont là et la question est légitime.
Tout comme la Bourgmestre qui légitimerait la violence en taxant les opposants de « connards ». Cette pensée monolithique taxe Théo Francken de Léo Degrelle, ou de tout autre personne ayant eu une implication dans le régime nazi pour légitimer son acte.
Nous passerons sur le fait qu’en utilisant cette méthode ils galvaudent dangereusement ce régime mortifère et ce risque ne doit, bien sûr, pas être ignoré !
Finalement, nous avons donc ce constat -grave- qu’une Bourgmestre, Madame Targnion, n’aurait pas fait le nécessaire pour permettre à un opposant politique de s’exprimer librement et qu’au final on peut mettre en doute la légitimité des antifascistes verviétois à se revendiquer comme résistants.
Peut-être qu’il est facile, pour cette population, de faire fi de ces questions les renvoyant à une forme de sympathie envers Monsieur Francken mais nous ne pouvons qu’espérer qu’il s’en trouve au moins une personne parmi cette meute en colère qui une fois apaisé saura retrouver son honnêteté intellectuelle.
La Démocratie n’est pas la défense de ses propres idées, la réprobation violente des idées jugées non conformes aux siennes, ce que l’on appellerait un gouvernement démagogue !

VALENTIN C.