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Belgique

Dimanche, il faut éviter une razzia de gauche

A en croire les sondages, un tsunami de gauche submergera dimanche le sud de la Belgique et la Région bruxelloise. Ecolo et le PTB ont le vent en poupe. Le PS reste le premier parti francophone. Le cdH, toujours au centre-gauche malgré l’arrivée de Maxime Prévot, évite la tasse. Bien que de plus en plus à gauche, le MR blêmit. Si ce scénario se réalise, le pays pourrait être ingouvernable avec une N-VA et un Vlaams Belang qui totalisent ensemble 43% des voix en Flandre. On pourrait revoter au Fédéral en janvier. Il faut éviter ce scénario catastrophe en votant à droite.

Une vision de cauchemar, vraisemblable, se profile pour l’après-26 mai : PS-Ecolo en Wallonie, PS-Ecolo-Défi à Bruxelles, N-VA-CD&V-Open-VLD en Flandre et blocage au Fédéral, faute de pouvoir associer une partie francophone du pays de plus en plus à gauche et une Flandre bien à droite si on totalise les voix de la N-VA, du Vlaams Belang, de l’Open-VLD et la moitié de celles du CD&V.

Les deux Régions francophones pourraient former rapidement des gouvernements « à gauche toute », délétères pour la Classe moyenne et quiconque possède quoi que ce soit en termes mobilier et immobilier,  tandis que la Flandre formerait un gouvernement à droite toute.

Quid au niveau fédéral ?

Si le formateur puis le facilitateur, puis le démineur parviennent à contourner la N-VA, plusieurs scénarios se dessinent au Fédéral, tous plus cauchemardesques les uns que les autres pour la droite :

-L’Olivier PS-Ecolo- cdH-SPA-Groen-CD&V. Il serait minoritaire en Flandre et ignorerait le fait que la majorité des Flamands votent à droite, que la N-VA est le premier parti flamand et le VB le deuxième (à respectivement 28 et 15% dans les sondages). Il s’agirait d’un gouvernement très à gauche qui tenterait de démanteler un à un les acquis de la Suédoise. Il faudrait s’attendre à de lourdes attaques contre la classe moyenne, le vote d’une loi Climat bis, la réouverture des frontières aux migrants, l’approfondissement du communautarisme et du décolonialisme, la dénonciation du CETA, une rage taxatoire rose-verte, une politique énergétique hasardeuse basée sur l’hypothétique « tout renouvelable », etc.

-La quadripartite libéraux-socialistes-écologistes-sociaux-chrétiens. Cette alliance peut avoir la majorité dans les deux communautés linguistiques. Mais les libéraux, notamment le MR déjà très porté sur la gauche, seraient alors entraînés dans un gouvernement qui mènerait une politique à gauche toute comparable à l’Olivier ci-dessous.

Dans ces deux premières hypothèses, notons que la Flandre pourrait être dirigée par la N-VA alliée à l’Open-VLD et au CD&V, en porte-à-faux avec le Fédéral. Ce contraste pourrait être assez rapidement fatal au pays dans la mesure où la Flandre verrait un gouvernement fédéral freiner ses velléités libéralo-conservatrices.

Le moindre mal, en cas d’exclusion de la N-VA, serait la Jamaïcaine Libéraux-écologistes-sociaux-chrétiens à tous les niveaux de pouvoir. MR et Open-VLD « freineraient» le radicalisme vert des écologistes. Mais ce scénario exclut les deux premières formations du pays, N-VA et PS, ce qui n’est pas très démocratique. Par ailleurs, le tassement des libéraux (MR et Open-VLD) rend cette Jamaïcaine peu probable.

Reste l’Arc-en-Ciel socialistes-écologistes-libéraux. Mais cet attelage fédéral serait minoritaire en Flandre et pose les mêmes problèmes que la quadri-partite : des « libéraux » déjà fort progressistes entourés de roses et de verts.

Quant aux confédérales laïque (PS-MR-N-VA, SPA-Open-VLD), pure (N-VA-SPA-Open-VLD-Groen-PS-CDH-Ecolo) ou asymétrique (Droite dure flamande et gauche wallonne), elles ont peu de chance de voir le jour. La dernière signifierait la fin du pays ou de nouvelles élections.

Quid des Listes Destexhe, dans ces scénarios ? Elles clament qu’elles sont la seule alternative véritablement de droite face à un MR qui a noyé sa droite dans un libéralisme toujours plus progressiste. Elles croient pouvoir faire mentir les sondages comme ceux qui prédisaient la défaite de Trump et du Brexit et glaner plusieurs députés fédéraux. On pourrait alors parler d’une Suédoise bis N-VA-MR-Open-VLD-CD&V plus LD à laquelle pourrait s’arrimer un CDH revenu à plus de réalisme… et obtenir une majorité au Parlement.

Avec entre 20 et 30% d’indécis, ce scénario n’est pas irréaliste. Ce serait la meilleure solution pour poursuivre les réformes indispensables à la pérennité et à la prospérité de la Belgique. Il n’y a pas de fatalité.

image Rédaction InfoBelge

RÉDACTION INFOBELGE
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